Ma métaphormorphose

Après un épisode un tantinet schizophrène, ces jours derniers prirent des airs bipolaires. Le genre, un jour méga blasée et le lendemain plutôt youpi tralala pouêt pouêt! Je dois être en train de revoir mes bases de psycho pour un retour sur le terrain. On peut rire de tout On peut rire de tout!

Et comme on peut, alors ce serait quand même trop cruel de ne pas partager l’un de ces grands moments de folie vécus cette semaine. Ainsi, dans mon BEST OF BAD, nous retrouvons en première place cette semaine une de mes deux insomnies. Et oui, car même mes nuits se sont teintées de cette tendance maniaco-dépressive.

Ca commence comme ça: pendant que cher et tendre ronflait dormait paisiblement à mes côtés, moi j’incarnais le premier rôle d’un film d’horreur juste à côté, dans le même lit. Je n’ai jamais vu l’exorciste – si si jte jure – mais pour le coup je vois bien de quoi il est question. Cette nuit là, j’étais allongée comme endormie éveillée… le concept donne déjà envie. C’est à dire que, si Dame pudeur me rassurait en me parlant d’un simple « sommeil agité » les premières heures, sa voix disparut pour laisser place à une entité étrangère qui prit peu à peu possession de mon être tout entier. J’étais suffisamment consciente pour ressentir un énorme malaise, mais pas assez pour réussir à m’extirper de cet état. Alors que mon corps était pris de quasi convulsions pour tenter de se libérer de cette énergie malfaisante qui gangrénait les jambes et remontait lentement dans l’abdomen, le cerveau s’était  lancé dans un mécanisme de pensée avec totale impossibilté d’arrêter le processus. Une réflexion s’établissait très méthodiquement autour de la question de la reconnaissance (décidemment, elle a décidé de pas me lâcher la grappe cette pintade! On a oublié de lui dire qu’on avait déjà parlé d’elle et que j’avais classé le dossier au chapitre précédent. Décision validée par petit Bouddha lui même, insolente!)

Je me vois cette nuit là comme enfermée dans une sorte de poche, comme une créature en mutation. La sensation d’une larve de libelulle ou de papillon. Pour la version gloque, je revois le personnage de La métamorphose de Franz Kafka, celui qui se réveille avec une tête de ver dégueu un beau matin… Après renseignement, la phase chrysalide arrive après la phase larvaire, je suis sauvée. Avouez que je pourrais rajouter « artiste de l’inconscient » sur mon curriculum vitae…

Passons au commentaire de texte: dans ma phase mélancolique de cette semaine, je culpabilisais carrément de pas avoir fait avancer le chmil scmilbl le défi. Je regrettais que personne ne soit apparu sur mon chemin en me sortant de son chapeau un petit poste tout chaud, rien que pour moi. Et puis du coup, je me suis faite avoir comme un bleu. Je me suis encore fait prendre au piège du paquet de bonbons entier de la reconnaissance mais par l’écriture du blog cette fois – damn it! J’attendais les lecteurs et les commentaires. A ce moment là, j’ai flippé. Je me suis revue pendant ma phase d’addiction à FB, quand j’attendais, la paupière frémissante, qu’un petit chiffre rouge apparaisse en haut à gauche. Et… pop! Somebody loves you! Youhouuu.

Pour en revenir à nos brebis cévenoles, je pense mon insomnie follement géniale. A la raconter, je sens à quel point je souffre d’être autant dans ma tête et de ne pas pouvoir m’investir dans un projet concret. Je crie (de manière très intériorisée n’est ce pas) à la reconnaissance et je l’assume pas d’un pet’. Du coup, me voilà à me regarder lutter avec moi même pour enfin me laisser pousser des ailes (rappelle toi la superbe métaphore du papillon-libelulle).

Ainsi, je finis avec quelques mots pour l’acceptation: Les mecs, j’ai besoin de soutien!Et quelques autres pour sortir de ma chrysalide: je promets de l’action au prochain épisode!

2 réflexions au sujet de « Ma métaphormorphose »

  1. Du soutien tu en trouveras de notre part, of course, mais c’est chez toi qu’il faut le trouver (ce soutien donc) encore plus !
    Bon alors donc je récapitule, insomnie, idées qui s’entrechoquent dans la tête, le corps qui se spécialise dans le mouvement intempestif c’est une bonne nouvelle, tu es donc bien dans une phase de transition🙂. Ça veut dire que ça avance, y a du mouvement, c’est très bon ça.

    1. Tu te rappelles ton épisode de somatisation non stop? Ereintant n’est-ce pas? (maux de ventre, de dos, irritation cutanée… le délire!)J’ai l’impression de faire de la lutte avec moi même. Je ne sais pas ce que je suis en train de trouver mais OMG! Vivement que je trouve ou que j’arrête de chercher!!
      Je suppose que tu as raison et que dans l’idéal, lorsque je trouverai les ressources en moi même ça ira mieux. Mais pour l’instant je me sens vulnérable, comme un manque de repères, un besoin de soutien – j’ai même envie de dire d’assistance – venant de l’extérieur.

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